Oceaneye s’associe aux jeunes louves de mer de SEA Plastics

Les expéditions scientifiques en mer ne sont pas l’apanage de la gent masculine, loin de là. La valeur n’attendant pas non plus le nombre des années, c’est avec un voilier à l’équipage 100% féminin et étudiant qu’Oceaneye annonce son partenariat aujourd’hui : l’expédition SEA Plastics sur le bateau Meltem, mis à disposition par un skipper sensible à leur cause et qui les accompagne. SEA Plastics est une association créée en 2016 par trois étudiants d’AgroParisTech pour étudier le monde marin, qu’ils affectionnent particulièrement. Chaque année, quatre à cinq étudiants s’engagent à leur tour dans leur sillage.

Ainsi en 2022, ce sont Alice Delille, Anne-Laure Laval, Clara Dubel-Jam et Laurine Planat, étudiantes en sciences du vivant et de l’environnement, qui ont mis sur pied le sixième volet de cette aventure et ont contacté Oceaneye pour prendre part à son programme de sciences participatives.

L’expédition partie fin mars de Gibraltar sillonnera la mer Méditerranée jusqu’à fin juillet, pour arriver à Hyères, en région française Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au fur et à mesure de ses escales, le quatuor ira à la rencontre d’élèves et fera des interventions de sensibilisation sur la pollution plastique dans les écoles. Peut-être même susciteront-elles des vocations ?

Le filet manta est plus simple à manipuler qu’il n’y paraît. Voilà un échantillon bien chargé !

Outre la collecte d’échantillons microplastiques pour Oceaneye, qui alimenteront notre toujours gourmande cartographie de pollution et base de données, les jeunes scientifiques et ingénieures ont des projets de recherche variés et complémentaires pour d’autres entités académiques françaises et suisse. Elles ont notamment pour objectifs de développer de nouvelles méthodes d’identification et de quantification des microplastiques et nanoplastiques dans l’eau de mer (pour AgroParisTech et le Laboratoire National de Métrologie et d’Essais), et d’étudier le transport de micropolluants par les microplastiques, ainsi que le vieillissement des microplastiques en conditions environnementales (pour l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne).

Laurine Planat, responsable scientifique de SEA Plastics, est enthousiasmée par ce projet : « Nous sommes heureuses de contribuer à ce projet de sciences participatives qui est en accord avec l’engagement scientifique et citoyen de SEA Plastics. C’est une belle opportunité d’alimenter une base de données, accessible à tous, qui servira de support pour la compréhension et la protection de nos océans. »

« Nous sommes ravis de collaborer avec des étudiants pour soutenir leurs projets de manière générale, et celui de SEA Plastics en particulier en est un très beau et très ambitieux. Au-delà des échantillons dont nous disposerons grâce à elles, Alice, Anne-Laure, Clara et Laurine seront des ambassadrices de notre cause et notre message. Bravo à elles pour cette initiative ! », félicite Pascal Hagmann, directeur d’Oceaneye.

Le journal de bord de SEA Plastics est à lire ici : https://www.seaplastics.org/blog/categories/2022. Les premiers épisodes sont déjà disponibles.

Nous souhaitons plein succès à ces jeunes louves de mer !

 

Vents favorables pour le nouveau partenariat entre Oceaneye et Sail & Explore

La flotte de bateaux volontaires partenaires d’Oceaneye s’agrandit encore, et accueille aujourd’hui son tout dernier membre : l’association suisse Sail & Explore, portant ainsi à 12 voiliers ledit réseau.

Sail & Explore prélèvera des échantillons lors de ses prochaines expéditions en Mer Méditerranée, dans les Açores et dans les îles Samoa, afin d’alimenter la carte de pollution d’Oceaneye. Les deux organisations partageront leurs données et résultats pour nourrir leurs publications scientifiques respectives – celles de Sail & Explore sont consultables ici –,  et mèneront des actions de sensibilisation conjointes.

 

Basée à Berne, Sail & Explore est d’une certaine manière le pendant suisse allemand d’Oceaneye. En effet, l’association étudie également la pollution microplastique des mers et mène ses propres expéditions. Ses autres activités et sujets de recherches sont la détection, l’identification, la quantification et les possibles impacts des nanoplastiques sur la santé humaine et animale, la synthèse des nanoplastiques comme matériel d’étude, les requins et les raies, et l’organisation d’ateliers sur la pollution plastique et l’écologie marine.  Sail & Explore fut fondée en 2017 par le scientifique Dr. Roman Lehner et Philippe Häfelfinger, un navigateur chevronné avec plus de 30 ans d’expérience. L’objectif premier de Sail & Explore était de combler un manque de données sur les microplastiques pour avoir une meilleure compréhension des types, quantités et de la composition des plastiques trouvés, et de leur influence sur la faune marine. Par ailleurs, les expéditions permettent de sensibiliser des non-scientifiques en leur donnant l’occasion de prendre part à un projet scientifique et d’apprendre des experts. Une approche assez similaire à celle d’Oceaneye, donc.

 

Roman Lehner, directeur de Sail & Explore, est convaincu qu’
« ensemble avec Oceaneye, nous pouvons toucher, sensibiliser et informer un public beaucoup plus large sur le problème majeur de la pollution plastique globale grâce à nos programmes de sciences participatives, tout en prélevant des échantillons et en analysant des données pour définir scientifiquement et de façon solide le niveau de contamination croissante des lacs et océans par le plastique. »

 

Pour Pascal Hagmann, fondateur et directeur d’Oceaneye, ce partenariat est une évolution toute naturelle. « Dans notre logique de partage, nous sommes très heureux de démarrer notre collaboration avec Sail & Explore. Cette organisation est plus qu’un simple voilier partenaire. En effet, elle poursuit des objectifs similaires aux nôtres (soutenir la science et contribuer à la sensibilisation sur le thème de la pollution plastique des eaux) avec une approche complémentaire, puisque ses activités – à l’exception des études de terrain – s’établissent principalement en Suisse orientale. Ses projets de recherche sont également plutôt orientés vers des études spécifiques réalisées avec des universités tandis qu’Oceaneye se focalise principalement sur la production et la distribution de données notamment auprès d’organisations internationales. Cette collaboration permettra ainsi de mieux de partager nos compétences et nos données via nos réseaux respectifs pour améliorer l’impacts de nos activités. »

 

Gageons que de tels vents favorables dès le départ porteront ces deux associations très loin.

Le spectromètre, l’outil indispensable des « Experts » du plastique

L’analyse d’échantillons de microplastiques est un travail long et minutieux, un peu à la manière d’un médecin légiste, mais en moins macabre – même si les résultats font parfois tout aussi froid dans le dos.

Après avoir manié les tamis, la loupe binoculaire, la pincette et la balance pour séparer, identifier, compter et peser toutes les particules de plastique composant un échantillon, reste à effectuer un « contrôle qualité » avec un lot représentatif. Nous devons ainsi nous assurer des types de polymères présents dans tous les microplastiques analysés.

Vous avez sûrement déjà regardé une série policière où le laborantin, à 99% en blouse blanche (scoop : 99% des scientifiques n’en portent pas dans la vraie vie), lance d’un air à la fois évident et érudit pour le commun des mortels téléspectateurs : « il faut passer cet échantillon au spectromètre de masse pour pouvoir l’identifier ». Nous y voilà. C’est un peu la même chose chez Oceaneye, à la différence qu’il s’agit d’un spectromètre FTIR (pour Fourier Transform InfraRed) et non de masse, généreusement mis à disposition par le Chimiscope, notre partenaire de l’Université de Genève. Nous avions un peu abordé ce sujet dans un précédent article, allons plus loin mais de façon simplifiée.


Comment ça marche ?

Le matériel nécessaire pour effectuer une identification se compose dudit spectromètre, d’une tablette numérique, d’un bon éclairage à l’aide d’un banc de reproduction, d’une fiche d’analyse, d’une solution alcoolique, d’un classeur d’échantillons de référence avec leurs formules chimiques, et bien sûr d’un ordinateur. Le processus est pourtant plus simple qu’il n’y paraît.

Son petit nom est Agilent Cary 630. Un petit bijou.

Dans la base de référence se trouvent aussi les sacs dits compostables : il s’agit d’une famille de bioplastique.

Les particules à analyser sont disposées séparément sur la fiche quadrillée, puis photographiées avec la tablette connectée à l’ordinateur pour les enregistrer dans la base de données.

La tablette doit être parfaitement positionnée avant de lancer la procédure d’analyse.

Point de grille de loto, point de quine, et un carton plein est de mauvais augure plutôt qu’un lot attractif…

Ensuite, on dépose une particule sur la surface du spectromètre, préalablement nettoyée avec une solution alcoolique pour éviter toute contamination avec l’échantillon précédent, puis on la coince sous le capteur jusqu’à entendre un déclic, signifiant que la particule est bien en place. Plus la surface de contact entre le capteur et l’échantillon est plate et lisse, meilleure sera l’analyse. En effet, le capteur envoie un spectre à infrarouges et lit la « réponse » envoyée par le polymère ; chaque polymère de plastique ayant un spectre bien spécifique – à la manière d’un ADN ou d’une empreinte digitale – permet son identification. Certains échantillons, du fait de leur ancienneté, de leur séjour prolongé dans l’eau de mer ou leur exposition au soleil au moment de leur prélèvement, peuvent être très friables et se désintégrer sous la pression du capteur, mais ils demeurent exploitables dans une majorité des cas.

Avant…

Après presse : avec le « clic », le « scrouitch ». Cet échantillon était particulièrement fragile.

On lance le logiciel Agilent MicroLab, qui va d’abord vérifier que l’alignement de l’échantillon est bon vis-à-vis du capteur. Si la barre bleue du test se trouve dans la zone verte, la particule est prête pour l’analyse.

C’est vert : étape suivante.

Puis, le logiciel va analyser la particule et la comparer à plus d’un millier de références – appelées signatures – réparties dans ses trois bases de données, afin de trouver une correspondance. Après quelques secondes, une liste de correspondances par ordre de probabilité apparaît. Dans l’exemple ci-dessous, la correspondance est quasi parfaite : il y a donc 82% de chances pour que la particule soit du polyéthylène. Lors des analyses, ne sont considérés comme fiables que les résultats de polymères vérifiés avec un taux supérieur à 72%.

En bleu, la courbe de référence de l’échantillon déjà existant dans la base de données, à laquelle est comparée celle de la particule analysée, en rouge.

Mais il arrive que certaines particules nous laissent perplexes car les courbes ne correspondent pas, partiellement ou pas du tout, à la base de données. Dans l’exemple suivant, 74% de probabilité pour que ce soit du latex d’élastomère-caoutchouc contre 72% pour du polyéthylène, voilà qui ne nous facilite pas la tâche. Ce serait trop facile. Plusieurs explications sont possibles.

Un petit défi pour les neurones et les capacités d’analyse de nos laborantins.

Une première piste serait que la surface de contact entre le capteur et la particule ne soit pas assez lisse ni assez large, perturbant le spectromètre dans son champ de lecture de fait réduit. Il faut donc recommencer l’analyse depuis le début.

On peut aussi se pencher sur les propriétés élastiques de l’échantillon : est-il souple comme du caoutchouc, ou plutôt rigide comme du polyéthylène ? Cette approche est toutefois difficilement applicable sur un échantillon de quelques millimètres – et au risque de l’endommager.

Une autre possibilité réside dans la composition même de l’échantillon : il peut s’agir d’un agrégat dès le stade de la fabrication – de nombreux objets sont composés de plusieurs types de matériaux – ou de fusion – c’est-à-dire lorsque plusieurs particules (de plastique ou autre) se sont agrégées dans un environnement dans lequel elles se sont retrouvées. Les signatures seront logiquement multiples.

Dans le cas d’une correspondance à seulement 50% ou 60%, il faut pousser les analyses à l’aide d’un équipement plus puissant qu’un ATR FTIR, que le Chimiscope ne possède hélas pas.

Au final, on procède ainsi par élimination et évaluation des probabilités. Cependant, si un doute sérieux subsiste, l’échantillon est étiqueté « non identifié » et mis de côté un certain temps, puis ré-analysé lorsque la base de données du logiciel est plus fournie. Pour cela, il doit toutefois être dans un état exploitable.


Certes… Et alors ?

En quoi est-ce important, puisqu’il s’agit de plastique de toute façon ? Oceaneye fournit ses données à des organismes internationaux de grande envergure qui prennent des décisions politiques et/ou économiques sur la base de celles-ci, à l’exemple de la Commission Européenne qui a interdit certains types de plastiques à usage unique sur la base de ces données. Aussi devons-nous nous assurer de leur parfaite qualité et fiabilité, car c’est ce qui a fait, et fait toujours, notre réputation auprès de ces institutions. A ce jour, notre taux de résultat d’identification des polymères est de 89%, et nous ambitionnons de l’améliorer.

Un peu comme le médecin légiste qui a tout intérêt à ne pas se tromper en annonçant la cause d’un décès…

Oceaneye a rangé la grand-voile… jusqu’à l’année prochaine

Bien loin d’être un fleuve tranquille, la vie de l’association Oceaneye fut même particulièrement remplie ces derniers mois.

Remontons au début de l’été 2021 : alors qu’une météo quasi hivernale s’abattait sur la Suisse, provoquant des records de consommation de fromage fondu (autant se consoler comme on peut), Oceaneye était plutôt au régime « pasta » et larguait, sous la chaleur italienne, les amarres depuis Lignano (à l’est de Venise) pour un prologue de trois semaines. Un « tour de chauffe » avant l’expédition automnale de septembre, d’une certaine manière : Daisy, un voilier Grand Soleil 39 de 12 mètres, sortait ses voiles aux couleurs d’Oceaneye pour la première fois. Nombre d’entre vous ont vu, et visiblement apprécié (merci !), nos publications sur les réseaux sociaux au cours de la navigation. Au menu : des échantillons de microplastique, bien entendu, pour alimenter notre cartographie très peu fournie dans cette partie de la Méditerranée. Du haut de la mer adriatique jusqu’à Gênes, en faisant escale en Sicile, ce sont 28 échantillons qui furent prélevés.

Un des nombreux échantillons « bien fournis » prélevés

Puis Daisy repartit le 9 septembre de Marseille pour la partie automnale du projet, en faisant escale en Sardaigne et à nouveau en Sicile. De superbes panoramas pour le plus grand plaisir des navigateurs en herbe. Cette fois-ci, l’équipage revint avec 37 échantillons. Ceux-ci sont en cours d’analyse entre les mains expertes de notre laboratoire, mais une première observation à l’œil nu permettait déjà de confirmer la présence de microplastiques dans la grande majorité d’entre eux.


Parcours du prologue et de l’expédition 2021

Les conditions météorologiques ? De la mer d’huile à un mistral de face soufflant à 30 nœuds et ponctué de vagues de deux à trois mètres en l’espace de quelques heures, l’oreille interne et le confort des aventuriers les moins aguerris furent parfois malmenés.

Une surprise de taille marqua la dernière étape, en la présence de cétacés – probablement des dauphins de Risso – avec lesquels les passagers ont pu nager. Juste derrière se trouvait un placide requin longimane, que les baigneurs ont évité d’approcher – à raison car il peut parfois avoir un comportement nerveux. L’un d’entre eux ne manqua toutefois pas d’immortaliser brièvement – et un peu en panique – la scène dans la vidéo ci-dessous. Et vous, seriez-vous remonté.e à bord en vitesse comme lui, ou auriez-vous continué à l’observer ?

Visiteurs surprise

A l’issue de ces deux aventures, tous les membres des cinq équipages étaient unanimes sur l’expérience vécue – inédite pour certains : bien qu’éprouvante par moments, elle fut intense et mémorable. Chacun en a retiré une leçon, une philosophie, une ambiance conviviale, qui restera associée à cette navigation. Les témoignages de Didier et de Fabien (sous le nom « Un monde sous vide – le film ») sont déjà à lire sur nos réseaux sociaux ; celui de Ghislain sera tout bientôt disponible.

Les 16 membres d’équipage qui ont embarqué sur l’expédition 2021


Série marseillaise

La participation de l’association au Congrès mondial de la nature UICN à Marseille en septembre s’était invitée entre les deux parties de l’expédition. Cette dernière étant de toute façon prévue au départ de la cité phocéenne, les conditions étaient réunies pour qu’Oceaneye prenne part à l’événement, et avec succès, en récompense aux nombreuses heures de travail et à l’énergie investies. Plusieurs centaines de visiteurs – organisations à vocation environnementale, grand public, journalistes, scientifiques, partenaires potentiels – furent accueillis avec enthousiasme par notre équipe de choc au stand et sur le voilier Daisy. Pendant que le premier binôme présentait les activités d’Oceaneye et proposait aux congressistes d’observer des échantillons de microplastiques à la loupe (celui du peeling visage provoqua sans conteste les réactions les plus vives, et pas seulement chez la gent féminine), celui au bateau embarquait des passagers pour une sortie de démonstration d’échantillonnage au large du Vieux-Port. Ainsi, Oceaneye fut visible dans les médias grâce à IISD Earth Negotiations Bulletin, ePOP de Radio France Internationale, et au média environnemental Mongabay.com. A noter également le tournage à bord d’un documentaire sur nos activités, et dont la diffusion à la télévision vous sera bien entendu communiquée en temps voulu. Pour clore le tout, Pascal Hagmann, fondateur et directeur de l’association, donna au Pavillon Océans & Îles UICN une conférence dont le replay est disponible ici. Là encore, notre « journal de bord » de congrès est à lire sur nos réseaux sociaux.

Projets à foison

Daisy étant revenue à bon port début octobre, Oceaneye a une multitude de projets dans les cartons pour 2022. Outre le tournage dudit documentaire qui se poursuivra, nous aurons le plaisir d’annoncer prochainement de nouvelles collaborations, de nouveaux contenus, des projets pédagogiques créatifs d’envergure, et un énorme dont le premier indice est TDM. De quoi nous occuper encore de longs mois, pour notre plus grande joie !

Suite au prochain épisode !


Quelques chiffres

Distance totale parcourue : 3 400 miles nautiques (soit plus de 6 000 km)

Nombre d’étapes : 5 (Lignano-Catane, Catane-Gênes, Marseille-Cagliari, Cagliari-Palerme, Palerme-Marseille)

Passagers embarqués : 16

Echantillons collectés : 65 (28 pour la partie prologue, 37 pour l’expédition automnale)

Kilos de pâtes engloutis : non quantifiable 😀


Fun facts, ou la vie à bord

A l’arrivée à Catane, nettoyer le bateau de fond en comble pendant des heures, pour se réveiller le lendemain et constater qu’une pluie de cendres bien noires de l’Etna a couvert le voilier.

En pleine mer entre Marseille et Cagliari, le filet s’est coincé dans le safran du voilier, rendant la manœuvre de navigation impossible. Il a fallu plonger pour le décoincer, épreuve s’il en est pour notre skipper, phobique de la nage dans le grand bleu (eh oui !). Heureusement qu’il n’est pas instructeur de plongée.

On peut se laver à l’eau de mer avec du véritable savon de Marseille (reconnaissable à sa couleur verdâtre donnée par l’huile d’olive). Et c’est plus écologique. On vous déconseille d’essayer tout autre type de savon qui contient de la glycérine, sauf si vous avez envie de faire une désagréable expérience scientifique.

Des surprises autres que des microplastiques se trouvent parfois dans les échantillons, tels qu’hippocampes, un syngnathe très juvénile (rejeté à la mer car encore vivant), ou encore des pierres ponces provenant de roches projetées par les volcans lors d’éruption, probable vestige de celle du Stromboli au printemps dernier.

On peut entendre les cétacés chanter dans la cabine arrière. Quand ces facétieux daignent s’approcher du bateau – ce qui n’arrive pas tous les jours.

Il arrive que les dauphins décident de sauter hors de l’eau précisément quand vous êtes dans la cabine du bas.

Les chewing-gums contre le mal de mer marchent assez bien, et sont probablement le « truc » le plus efficace, selon l’auteure de ces lignes qui en a testé une palette.

Avoir le bateau amarré à côté d’un festival de musique techno-punk n’est pas une bonne idée – mais on ne peut pas toujours choisir.

Oceaneye participera au Congrès mondial de la nature UICN à Marseille du 3 au 10 septembre avec un programme riche

Excursions, prises d’échantillons et observation de microplastiques en mer, présentation sur scène, stand d’information, baptême de son bateau en présence de François Galgani de l’Ifremer comme parrain, mais aussi port de départ de son expédition automnale de quatre semaines : l’association genevoise Oceaneye propose un programme riche en activités pour sensibiliser les congressistes à la problématique de la pollution microplastique des océans, à l’occasion du Congrès mondial de la nature UICN à Marseille, du 3 au 10 septembre 2021. Toutes les activités sont ouvertes aux journalistes comme aux professionnel.le.s et au grand public.

Excursions à vocation « sciences participatives »

Du 4 au 8 septembre, Oceaneye offre la possibilité de participer à une sortie en mer pour faire une démonstration de prélèvement d’échantillons de microplastiques et d’observation du contenu sur le voilier de l’association, équipé de matériel scientifique. L’excursion permet de voir et de comprendre le procédé d’échantillonnage, d’analyse des microplastiques et de cartographie des données. Cette activité montre la réalité derrière les chiffres et comment ceux-ci sont obtenus. Les participant.e.s verront des microplastiques « réels » prélevés par leurs propres soins dans leur propre environnement.

Les départs se font tous les jours à 8h00, 11h00, 14h00, 17h00 (sous réserve de conditions météorologiques favorables). Durée : 2h. Point de RDV : le Mucem. Inscription obligatoire, en ligne ou au Parc Chanot, dans la limite des places disponibles. Il est possible de visiter le bateau à quai entre deux sorties.

Baptême du bateau Oceaneye

Samedi 4 septembre à 18h, à son emplacement au Mucem, l’association aura le plaisir de baptiser son nouveau voilier en présence de son parrain François Galgani, océanographe à l’Ifremer mondialement réputé. Parmi ses activités, Oceaneye fournit ses données de collecte, analyse et cartographie de microplastiques à la Commission Européenne par l’intermédiaire de l’Ifremer.

Pascal Hagmann, fondateur et directeur d’Oceaneye : « C’était une évidence pour Oceaneye de proposer à François Galgani de baptiser notre voilier et d’en être le parrain. Il a été un déclencheur lors de la création de l’association, et il est depuis 10 ans un moteur incroyable dans nos activités. C’est une façon de le remercier, à notre échelle, pour son soutien à nos débuts et pour tout ce qu’il a réalisé dans la lutte contre la pollution plastique, notamment pour avoir fait reconnaitre cette problématique auprès de la Commission Européenne via la Directive Cadre ‘Stratégie pour le Milieu Marin’ ».

François Galgani, océanographe à l’Ifremer : « Je suis heureux d’être associé à Oceaneye, l’une des toutes premières initiatives scientifiques et citoyennes sur la pollution plastique en Méditerranée. Elle est un acteur maintenant reconnu au niveau international, auprès des instances européennes et auprès d’initiatives globales comme le G20 ».

Pascal Hagmann et François Galgani seront disponibles pour des interviews aux journalistes qui le souhaitent. La manifestation est en accès libre.


Présentation au Pavillon UICN Océan et Îles

Mardi 7 septembre, de 9h30 à 10h30 au stand UICN Océan et Îles (O02, zone « Océans » du hall principal du Parc Chanot), Pascal Hagmann, fondateur et directeur d’Oceaneye, présentera « A cost-effective approach to marine microplastic monitoring », soit l’approche économique du contrôle et de la mesure de la pollution microplastique des océans. Il y sera question de l’importance capitale de l’apport de données de terrain, comment celles-ci sont produites – notamment par les sciences participatives – et utilisées dans la prise de décision politique.

La présentation se déroulera en anglais et sera retransmise en vidéo depuis les pages de nos réseaux sociaux. Il sera possible de poser des questions en ligne. Accès physique au Pavillon à toute personne en possession d’un billet d’entrée.


Stand d’information Oceaneye

Du 4 au 8 septembre, les visiteurs en possession d’un billet d’entrée sont les bienvenus au stand Oceaneye pour découvrir nos activités, en apprendre plus sur la problématique de la pollution en microplastique marine, et découvrir des échantillons au microscope. Le stand (L17) se trouve dans la zone « Landscape / Paysage » du hall principal du Parc Chanot.

Grand départ de l’expédition d’automne

Vendredi 10 septembre, le voilier Oceaneye « Daisy » larguera ses amarres de la cité phocéenne pour une expédition scientifique de quatre semaines en Méditerranée, en trois étapes de 8 à 10 jours, avec escales en Sardaigne et Sicile. Le but est de collecter des échantillons de microplastiques en Méditerranée centrale pour alimenter notre base de données et étoffer notre carte de la pollution plastique, mais pas seulement : il s’agit aussi d’une aventure humaine.

Le grand public est bienvenu à bord, contre une somme forfaitaire et l’adhésion à l’association.

Il reste quelques places ! Toutes les informations (dates, escales, tarif, programme, inscription) se trouvent sur https://www.oceaneye.ch/oceaneye-repart-en-expedition-en-septembre-2021/.

Oceaneye repart en expédition en septembre 2021 : rejoignez-nous à bord !

A l’occasion des 10 ans d’existence de l’association, Oceaneye reprend ses expéditions scientifiques en mer, à bord desquelles le public est invité à embarquer. Les expéditions ont pour but de cartographier la pollution en microplastiques de la mer Méditerranée centrale, une zone fortement polluée en plastique où pourtant peu de données sont actuellement disponibles.

Au départ et à l’arrivée de Marseille, du 9 septembre au 5 octobre 2021, le voilier Oceaneye naviguera dans le golfe du Lion, en mer Tyrrhénienne et mer Ionienne, en passant par la Sardaigne et la Sicile, à raison de trois étapes de 8 à 10 jours chacune. Le voilier est un Grand Soleil 39 de 12m et peut accueillir 5 personnes (hors skipper) sur chacune des étapes contre une somme forfaitaire de 100.- CHF/personne/jour TTC et l’adhésion à l’association d’un montant de 50 CHF. Peut-être vous ?

Au programme : prises d’échantillons marins de microplastiques (une quarantaine prévue au total), navigation, quarts (y compris de nuit), escales, baignades, observation des étoiles lors des quarts de nuit, observation de cétacés s’ils croisent notre route, etc…

Le calendrier des étapes est prévu comme suit :

Etape 1 :

Etape 2 :

Etape 3 :

Départ Marseille,

le 9 septembre 2021

Cagliari (Sardaigne),

le 17 septembre 2021

Palerme (Sicile),

le 27 septembre 2021

Arrivée Cagliari (Sardaigne),

le 17 septembre 2021

Palerme (Sicile),

le 27 septembre 2021

Marseille,

le 5 octobre 2021

Escales probables L’ouest de la Corse et de la Sardaigne Le sud de la Sicile et l’est de la Sicile, îles Lipari Est de la Sardaigne, ouest de la Corse
Durée 8 jours 10 jours 8 jours
Distance 410 nm 610 nm 510 nm
Durée en mer 3.5 jours 5 jours 4 jours
Tarif 800.- CHF/pers. 1’000.- CHF/pers. 800.- CHF/pers.
Voilier Grand Soleil 39 Grand Soleil 39 Grand Soleil 39
Skipper Pascal Hagmann Pascal Hagmann Pascal Hagmann

 

Aucune expérience de navigation particulière n’est requise ; une bonne capacité à vivre en groupe dans un espace réduit est néanmoins nécessaire. Il est également attendu de la part des membres d’équipage qu’ils contribuent à diverses tâches à bord comme la navigation (sous le regard bienveillant du skipper), à la veille, aux courses et aux repas.

Plus que de la simple navigation, c’est une expérience humaine inédite que nous vous proposons ! Venez la vivre tout en devenant acteur de l’étude de la pollution en microplastiques des océans !

Intéressé.e.s à embarquer ? Nous vous invitons à lire attentivement les documents ci-dessous qui détaillent le programme, et à nous contacter pour toute question ou renseignement complémentaire :

pascal.hagmann@oceaneye.ch

+41 78 637 16 73

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Flyer expédition Oceaneye 2021
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Explications détaillées expédition Oceaneye 2021
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Formulaire de candidature expédition Oceaneye 2021
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Conditions générales expédition Oceaneye 2021

« Le saviez-vous ? » : la nouvelle rubrique d’Oceaneye pour mieux comprendre le plastique

Oceaneye poursuit sa mission d’information et de sensibilisation du public en lançant une nouvelle rubrique sur ses réseaux sociaux.

Le monde « fantastique » du plastique et ses nombreux matériaux membres aux acronymes barbares et rébarbatifs nous entourent au quotidien, les chiffres vertigineux nous inondent, mais sont souvent bien complexes à comprendre. PLA, PE, PVC, PET, PP… : plaît-il ? Et c’est bien normal : nous ne sommes pas tou.te.s des chimistes né.e.s ni ne sommes au fait de tous les enjeux liés à ces matériaux. L’envie est grande de ne pas aller lire certains articles en profondeur, même si leurs contenus sont instructifs.

A partir d’aujourd’hui et à l’occasion de la Journée mondiale des océans, Oceaneye vous propose « Le saviez-vous ? », une rubrique au format synthétique pour aborder le plastique sous différents angles – économique, géographique, sérieux, ludique, et même provocateur – mais toujours scientifique et appuyée par des chiffres et des références.

Oceaneye postera régulièrement sur ses réseaux sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn) une information-clé digeste sous forme de quiz sur un fait ou chiffre méconnu relatif au plastique et/ou aux microplastiques. La réponse sera postée sur le même canal le lendemain, sur laquelle chacun est invité à rebondir, débattre, s’interroger.

Car pour être acteur dans le traitement du problème, il faut avant tout le comprendre.

Rendez-vous sur nos réseaux pour la première édition !

 

 

De nouveaux moussaillons sur le navire Oceaneye

De nombreux nouveaux défis attendant Oceaneye ces prochaines années, l’association a renforcé son équipage l’automne dernier afin de saisir tous les vents favorables et naviguer sereinement dans les eaux foisonnantes de l’analyse d’échantillons et de la communication. En effet, le nombre croissant de voiliers partenaires apporte – pour notre plus grand plaisir – son lot d’échantillons toujours plus nombreux, et les besoins en information et sensibilisation y relatifs, également auprès des autres partenaires et du grand public, sont grandissants. L’association a pour vocation, entre autres, de faire connaître la problématique de la pollution plastique des eaux et les enjeux associés, ainsi que son travail, au plus grand nombre.

Oceaneye a ainsi le plaisir de vous présenter aujourd’hui ledit nouvel équipage. Hissez les voiles !

Laurianne Trimoulla, anciennement bénévole et qui avait mené des actions médiatiques pour Oceaneye, dont la campagne d’information sur la pollution du Léman en 2019 et 2020, a été nommée Responsable Communication. A sa grande joie : « Passionnée de plongée sous-marine que je pratique depuis plus de dix ans et très sensible aux questions environnementales, je m’étais promise de mettre un jour mon métier au service d’une cause qui m’est chère. J’aime l’esprit d’Oceaneye et c’est un immense plaisir d’en faire partie ».

Laurent Cecere a très généreusement contribué à l’analyse des échantillons ces deux dernières années et a été nommé Assistant Technique du laboratoire. Il aime le côté concret de ce métier, qu’il replace dans son quotidien : « Même en faisant attention à trier mes déchets, je ne me rendais pas compte que les plastiques pouvaient finir dans les océans. C’est en analysant les échantillons que j’ai fait le lien et réalisé qu’il fallait faire bouger les choses ».

Gaël Potter, anciennement Responsable Scientifique et ayant obtenu un poste d’enseignement fixe, s’est vu contraint de réduire son taux de travail. Il reste cependant très proche d’Oceaneye, puisqu’il contribuera – plus ponctuellement – aux activités de l’association dans le cadre d’actions de sensibilisation auprès des écoles et comme conseiller, grâce à son regard toujours critique et acéré.

Oceaneye souhaite par ailleurs souligner tout le travail effectué par les stagiaires et civilistes qui ont notamment fait leurs armes en analyse d’échantillons au sein de l’association ces dernières années, et les remercie chaleureusement pour leur implication : Naomi Sattar, Nora Szijarto, Eloise Singer, Laurent Cercere, Virginie Wyss, Mariapaola Amborosone, Loic Ory et Zoran Kaufmann. L’association accueille régulièrement de nouveaux stagiaires.

Pascal Hagmann reste capitaine aux commandes du navire et s’occupe prioritairement des projets de sciences participatives, de sensibilisation, de l’administration et de la recherche de fonds. « A sa création, j’ai investi ma passion et considérablement d’énergie dans Oceaneye et ma surprise a été immense : tant de personnes – d’abord mes amis puis des bénévoles, des membres, des donateurs et des partenaires – partageaient ce questionnement sur le plastique et se sont investis dans ce projet. Oceaneye existe grâce à eux et leur confiance est devenu un véritable moteur qui nous fait exister depuis plus de dix ans ! », s’enthousiasme-t-il en regardant dans le rétroviseur.

Nous voilà fin prêts pour les aventures qui nous attendent !

Bon vent à toutes et à tous !

 

(Crédit photos : Arnaud Conne)

Accueillez l’exposition temporaire d’Oceaneye « Plastique Léman » dans votre structure !

Et si vous sensibilisiez votre public à la problématique des déchets plastiques en accueillant une exposition temporaire ?

Depuis dix ans qu’elle étudie la pollution en microplastiques des océans et du lac Léman, Oceaneye a collecté et analysé de nombreuses données et produit des informations qui ont permis de mesurer l’ampleur du phénomène, ce dont le grand public n’a pas nécessairement connaissance. L’association y a ainsi vu une opportunité de sensibilisation, et a rassemblé ces éléments dans deux expositions à vocation pédagogique, accessibles dès 12 ans : « Un plastique à la mer » et « Plastique Léman ». Cette dernière vient tout juste d’être finalisée : elle est maintenant disponible pour les écoles, les musées, les associations, les entreprises, et toute autre institution qui souhaiterait l’accueillir.

Crédit photo : Arnaud Conne

Cartographiés, dessinés, schématisés, photographiés, détaillés, les éléments expliquent les origines de la pollution plastique et proposent des solutions, avec des mots simples et précis. Les expositions sont mobiles et se présentent sous la forme de panneaux, faciles à monter et démonter. Selon les besoins et les souhaits, les expositions peuvent être agrémentées d’objets divers, d’échantillons de microplastiques à découvrir au microscope, ou d’éléments décoratifs.

Crédit photo : Arnaud Conne

En circulation depuis 2016, l’exposition « Un plastique à la mer » a déjà été présentée dans de nombreux établissements scolaires des cantons de Genève et de Vaud, mais aussi dans des musées (Musée d’Histoire des Sciences, Genève) ou des entreprises (SC Johnson, Genève), qui ont montré un vif intérêt. Ainsi, ce sont plusieurs milliers de personnes qui ont été informées de la problématique de la pollution plastique grâce à cette exposition.

L’exposition « Plastique Léman » prend le même chemin avec un angle plus local et donc plus proche du quotidien des habitants du bassin Lémanique, ce qui permettra d’avoir un impact encore plus important.

Pourquoi pas votre entreprise, école ou établissement ? La durée des expositions est modulable et peut également se combiner avec l’organisation de l’atelier pratique « Un plastique à la loupe » pour les écoles, ou d’une conférence.

Pour tout renseignement, nous vous invitons à nous contacter sur info@oceaneye.ch.

Glacialis, l’expédition tous azimuts, rejoint les voiliers volontaires d’Oceaneye

Oceaneye a le plaisir d’annoncer que l’Expédition Glacialis rejoint son réseau de voiliers volontaires. Ce projet dont le nom et l’itinéraire sont inspirés de la baleine franche de l’Atlantique nord Eubalaena glacialis se déroulera, de mai à septembre 2021, des Açores jusqu’à Terre-Neuve via la mer du Labrador et la baie de Baffin (Canada).

En naviguant sur une route rarement empruntée par nos navires bénévoles, l’Expédition Glacialis récoltera de précieux échantillons de méso- et microplastiques de surface pour contribuer à la cartographie de la pollution des eaux. Cette zone du globe reste en effet peu étudiée et ces prélèvements permettront ainsi d’étoffer notre banque de données et celle de nos partenaires scientifiques.

L’Expédition Glacialis s’est concrétisée grâce à la pugnacité de Virginie Wyss, responsable de ce projet et ancienne stagiaire chez Oceaneye, du skipper et photographe professionnel Arnaud Conne, et de l’équipe scientifique pluridisciplinaire qui les accompagne.

Cette expédition a de multiples objectifs : l’étude et l’inventaire des mammifères marins et l’observation des oiseaux, notamment par surveillance vidéo depuis un drone, l’acoustique et l’imagerie thermique, l’étude des planctons, et enfin, bien évidemment la collecte d’échantillons de polluants plastiques. Les aventures de l’Expédition Glacialis pourront être suivies régulièrement sur les réseaux sociaux sous leurs comptes @expeditionglacialis, dans un but de sensibilisation du public à la protection marine, mais aussi pour partager les beautés de cet univers.

Pascal Hagmann est enchanté de soutenir l’Expédition Glacialis et de voir le parcours effectué par Virginie Wyss depuis son passage par le laboratoire d’Oceaneye. « Notre collaboration avec Glacialis est une jolie histoire, totalement imprévue. Virginie avait fait un stage chez nous en 2018-2019, tandis qu’Arnaud nous avait très généreusement fait de belles photos de microplastiques. Après les avoir mis en contact bien malgré nous, nous les retrouvons deux années plus tard avec une expédition prête à partir sur un parcours original. Nous ne voulions pas manquer cette occasion de collaborer, autant pour l’intérêt que représente les échantillons qu’ils vont collecter que pour continuer à écrire une jolie histoire entre gens passionnés par la mer. »

Virginie Wyss, quant à elle, compte les jours qui la séparent du départ et pense à toutes les aventures qui seront sur leur route. « Nous avons vraiment hâte de partager notre aventure avec la communauté d’Oceaneye et tous les passionnés de la mer. On espère que cette aventure tant humaine que scientifique permettra de mieux comprendre les changements en Arctique et apportera des données utiles pour comprendre comment les écosystèmes réagissent face aux changements climatiques. Cette collaboration et ce projet sont un rêve devenu réalité et nous sommes très reconnaissants à la vie et à tous les synchronismes pour le chemin parcouru ! On se réjouit de vous emmener en Arctique avec nous ! »