Oceaneye détection

Les limites de nos connaissances concernant la pollution plastique sont totalement liées aux contraintes des méthodes de mesure actuelles. Pour optimiser le processus de collecte de données, il faudrait développer des outils automatisés, permettant d’exploiter de manière systématique les trajectoires des navires commerciaux, de course et de recherche.

Tout comme l’on mesure la température dans le cadre du réchauffement climatique, il est aujourd’hui nécessaire de mesurer et surveiller la pollution plastique sur l’ensemble de la surface des océans. Cette mesure s’effectue aujourd’hui « point par point », par un processus de filtration d’eau qui nécessite l’envoi d’un navire sur zone, la présence d’un équipage expérimenté et de longues analyses en laboratoire. Cette approche est extrêmement coûteuse et ne permet de couvrir que certaines régions. Aussi ne connaît-on pas aujourd’hui la distribution spatiale, ni l’évolution temporelle de cette pollution à l’échelle globale.

Afin de remédier à ce problème, Oceaneye a imaginé le projet «Oceaneye détection». Ce concept s’articule en deux phases: (1) Développer un «détecteur de microplastiques», soit un système autonome capable de mesurer en temps réel, depuis un navire ou tout système se déplaçant sur l’eau, la concentration de micro-plastiques; (2) Equiper de manière systématique les navires de course, les navires commerciaux ou les navires de recherche, pour établir un réseau efficace et permanent de collecteurs de données.

Une étude de faisabilité a été réalisée dans deux laboratoires de l’EPFL. Cette étude a permis:
• de prouver la pertinence du projet et d’identifier l’intérêt des plus hautes instances environnementales
• de définir une technologie exploitable pour ce projet

Afin de développer ce projet, Oceaneye est à la recherche d’un financement spécifique, tant pour développer le projet que la technologie y relative, au sein de l’EPFL.

Carte des routes commerciales
Carte des routes commerciales

Navires commerciaux
Equiper des navires commerciaux, de course ou de recherche de systèmes de mesure automatique permettrait d’établir rapidement l’état global de la pollution plastique des mers,
tout en limitant très fortement les coûts de collecte de données.