Oceaneye et KYMA sea conservation & research annoncent leur nouveau partenariat

Au 1er janvier l’on a coutume de célébrer la nouvelle année et de se souhaiter mutuellement tous nos vœux de succès pour les projets à venir. En ce début d’année 2021, Oceaneye célèbre son partenariat avec l’organisation scientifique à but non lucratif KYMA sea conservation & research, basée à Zurich.

KYMA sea conservation & research est composée d’une équipe engagée dans la protection marine sous la forme de nombreux projets. Active dans la recherche scientifique et la sensibilisation auprès du grand public (sur des thématiques comme la pêche durable), elle permet également à tout un chacun d’embarquer sur leurs expéditions d’observation d’espèces pélagiques – dauphins, baleines, tortues de mer – en mer Ionienne et Tyrrhénienne. L’organisation offre également une plateforme où les visiteurs du site web peuvent suggérer leurs idées pour une mise en action sur le terrain selon leur faisabilité.

Outre et en parallèle à ses activités habituelles, sa mission sera ainsi de récolter des échantillons pour Oceaneye lors de ses navigations en mer Méditerranée, permettant ainsi de toujours plus affiner les données existantes sur la pollution plastique de surface de cette région, et d’alimenter une banque d’échantillons malheureusement toujours plus fournis en divers types de plastiques.

Les navires de KYMA sea conservation & research rejoignent ainsi une flotte de 6 bateaux déjà bénévoles pour Oceaneye en 2020.

Crédit photo : Robert Wittmer

Silvia Frey, Directrice de KYMA sea conservation & research : « Je suis très heureuse que nous collaborions étroitement avec Oceaneye à partir d’aujourd’hui. Nos échantillons de microplastiques provenant de notre zone de recherche seront analysés par leurs soins et leurs résultats partagés avec les institutions décisionnaires.  En unissant nos forces, nous améliorerons considérablement nos connaissances sur la pollution plastique en Méditerranée en contribuant à sa cartographie. Je connais Oceaneye depuis sa fondation et je suis profondément impressionnée par leurs activités et les résultats obtenus. Je suis reconnaissante de cette coopération scientifique et je suis convaincue qu’elle nous enrichira mutuellement ».

Pascal Hagmann, Directeur d’Oceaneye, se réjouit également de ce nouveau partenariat : « Un grand merci à Kyma pour leur participation ! Grâce à cette nouvelle collaboration, nous allons pouvoir compléter nos données en Méditerranée centrale et aussi contribuer à la sensibilisation du public en Suisse alémanique. Nous avons souvent croisé Silvia Frey lors de différents événements de lutte contre la pollution plastique. Nous avons très vite senti que nous avions un but et une sensibilité commune. Ce partenariat s’est donc mis en place très naturellement et nous sommes très heureux de pouvoir fédérer nos forces. »

Tous nos vœux de succès pour 2021, et également à vous aussi, chers amis et chères amies du monde marin et soutiens de la cause environnementale. Puisse cette année être sans vagues.

 

Deux nouveaux conseillers scientifiques s’engagent pour Oceaneye

Sept conseillers scientifiques apportaient déjà leur précieux soutien à Oceaneye, certains même depuis les tout premiers débuts de l’association. Depuis ce jour, elle a l’immense plaisir de bénéficier des conseils de deux nouveaux experts dans leur domaine : le Dr. Didier Perret, chercheur et co-directeur du Chimiscope, et le Dr. Florian Breider, directeur du Laboratoire central environnemental de l’EPFL.

L’objectif de ces collaborations est principalement de travailler sur les questions de contrôle qualité des échantillons. En effet, grâce au soutien de ces deux laboratoires, Oceaneye aura la possibilité d’effectuer de la spectrométrie FTIR (pour Fourier Transform InfraRed). Vous avez peut-être entendu le terme « spectromètre » si vous êtes un adepte des séries de criminologie scientifique comme « Les Experts » – mais les corps décomposés sont ici du plastique. Derrière cette dénomination peu usuelle se trouve une méthode d’identification des matériaux présents dans des échantillons. La « famille » plastique comprend différents polymères, chacun ayant une signature infrarouge qui lui est propre, un peu comme son ADN. Cette technologie FTIR permet en outre d’identifier et de quantifier la présence de faux positifs dans les prélèvements, c’est-à-dire des éléments initialement identifiés comme étant du plastique (ou un plastique donné) mais qui sont en réalité autre chose. Ce faisant, cet appareil permet de proposer un indicateur de qualité des données produites par Oceaneye. Cette information est souvent demandée par les utilisateurs tels que la communauté scientifique et sera prochainement un prérequis pour pouvoir fournir des données aux organisations internationales et aux institutions telles que le G20.

Les explications de Pascal Hagmann : « Notre objectif est principalement de renforcer notre expertise et notre crédibilité dans le domaine de la quantification de pollution plastique de surface, mais pas seulement. En tant que directeur du Chimiscope, Didier Perret dispose également d’une grande expérience en sensibilisation auprès du jeune public car de nombreux ateliers ludiques s’y déroulent. Nous nous réjouissons de pouvoir bénéficier de ses conseils et, qui sait, développer des synergies dans ce domaine. Florian Breider travaille activement sur la pollution des eaux par les microplastiques – notamment dans le Léman, selon des approches complémentaires à nos travaux. Nos discussions avec ces deux experts permettent de constamment stimuler les projets d’Oceaneye et de mieux faire le lien entre nos activités dans l’environnement marin et les problématiques en eau douce. »

 

Oceaneye contribue au rapport de l’UICN concernant la pollution plastique en mer Méditerranée

Fut une époque, les amphores contenant du vin et d’autres denrées étaient légion en mer Méditerranée, vestiges des civilisations et des siècles passés. Les bouteilles en plastique les ont remplacées et sont devenues les témoins de notre époque moderne, parmi d’autres « vestiges » qui ont, hélas, une longévité comparable aux antiques premiers. « Homo plasticus » est passé par là ; il était crucial de connaître l’étendue de ses dégâts par des données scientifiques.

Ainsi, lundi 26 octobre 2020, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a publié le rapport « The Mediterranean: Mare plasticum » rédigé par Julien Boucher et Guillaume Billard, membres de l’organisation Shaping-EA. Oceaneye y a contribué en fournissant ses données de pollution plastique de surface. Pascal Hagmann, Directeur de l’association, a également été impliqué en qualité d’expert pour réviser le rapport. Par ailleurs, Oceaneye connaît bien cette région pour avoir analysé 132 échantillons provenant essentiellement de sa partie occidentale.

Le rapport aborde trois sujets : l’état de la pollution de la mer Méditerranée par les déchets plastiques, les sources principales de cette pollution et les actions clés à entreprendre pour endiguer ce fléau.

Pascal Hagmann tient à souligner le travail de fourmi et à la fois titanesque accompli par Shaping-EA, armé d’une détermination sans faille. « Nous avons été très enthousiastes lors des discussions passionnantes et engagées que nous avons eues avec Julien et Guillaume, notamment concernant l’évaluation des stocks de plastique en mer Méditerranée. C’est un exercice difficile car il manque des données pour de nombreux gisements. Je pense que nos données ont permis de clarifier clairement cette question pour le compartiment de surface.

 Nous tenons à remercier et féliciter Julien et Guillaume pour leur incroyable travail et pour nous avoir donnés la possibilité de participer à ce projet. Ils ont effectué un travail de fond très conséquent en agrégeant toutes les données et publications traitant de ce sujet. Ceci leur a permis de tirer les conclusions essentielles concernant l’état de cette pollution dans le joyau méditerranéen et des enjeux associés, notamment en terme de gestion et de traitement des déchets. Nous espérons que ce rapport destiné aux décideurs aura un impact conséquent et que nous aurons dans l’avenir d’autres opportunités de collaborer. »

 Le rapport est en libre accès ici (uniquement en anglais) : https://portals.iucn.org/library/node/49124.

Nous vous en souhaitons une bonne lecture.

 

Figure récapitulative du rapport : gisement de plastique en mer Méditerranée et flux de plastique annuels entrant.
Copyright : UICN

Le rapport d’activités 2019 est en ligne

2019 fut une année particulièrement remplie pour Oceaneye, et rarement les activités et résultats de l’association ne furent autant mis en lumière.

En effet, les résultats des analyses de la pollution plastique de surface du Lac Léman y ont jeté plus qu’un pavé et ont fait des vagues médiatiques considérables.

Oceaneye a également sensibilisé un grand nombre d’élèves de Suisse Romande grâce à l’exposition itinérante présente dans plusieurs établissements.

Cette année-là fut aussi la dernière de l’Ocean Mapping Expedition, complétée par notre voilier partenaire Fleur de Passion, lequel a récolté pour nous de précieux échantillons dans son sillage.

Nous vous souhaitons bonne lecture du rapport, disponible ici, et vous remercions chaleureusement pour votre soutien.

thumbnail of Oceaneye_Rapport d’activités 2019

Oceaneye fournit ses données au Programme des Nations Unies pour l’environnement

Depuis lundi 12 octobre 2020, Oceaneye fournit ses données de pollution plastique de surface au Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), alimentant ainsi leur World Environment Situation Room. Cette importante plateforme de données gérée par le GRID (Global Resource Information Database) à Genève et lancée en 2019 a pour vocation de “transformer les données en information et en connaissances pour appuyer le processus de prise de décisions liées aux questions environnementales”. Mais aussi de faire connaître la situation de l’environnement mondial quasiment en temps réel au plus grand nombre : scientifiques, pouvoirs publics, secteur privé, grand public.

La carte est accessible dans la catégorie Pollution/Ocean parmi d’autres indicateurs de la rubrique Global Monitoring du PNUE, ou directement ici : https://app.mapx.org/static.html?views=MX-MKEVU-V3UVX-UMQEX&zoomToViews=true&language=en&. N’hésitez pas à l’explorer !

 

En fournissant ses données accumulées sur plusieurs années à un organisme des Nations Unies et en prenant part à un projet d’une telle ampleur, Oceaneye renforce sa légitimité scientifique auprès d’organisations internationales.

Pascal Hagmann, directeur d’Oceaneye : “Nous travaillons sur ce projet depuis de nombreuses années, c’est un aboutissement important. Nous démontrons ainsi la qualité et la pertinence de données, nous les rendons accessibles à tous et en premier lieu aux institutions internationales qui soutiennent les prises de décisions. C’est aussi un moyen de sauvegarder et pérenniser nos données. Nous avons également l’ambition de faciliter la transmission de données de nos collègues vers le GRID et de fournir nos propres données à d’autres organisations internationales. La collaboration entre scientifiques et les organisations internationales est primordiale pour mettre en place des solutions adaptées basées sur des mesures et des faits établis. Nous essayons autant que possible de contribuer à cela.”