Oceaneye participera au Congrès mondial de la nature UICN à Marseille du 3 au 10 septembre avec un programme riche

Excursions, prises d’échantillons et observation de microplastiques en mer, présentation sur scène, stand d’information, baptême de son bateau en présence de François Galgani de l’Ifremer comme parrain, mais aussi port de départ de son expédition automnale de quatre semaines : l’association genevoise Oceaneye propose un programme riche en activités pour sensibiliser les congressistes à la problématique de la pollution microplastique des océans, à l’occasion du Congrès mondial de la nature UICN à Marseille, du 3 au 10 septembre 2021. Toutes les activités sont ouvertes aux journalistes comme aux professionnel.le.s et au grand public.

Excursions à vocation « sciences participatives »

Du 4 au 8 septembre, Oceaneye offre la possibilité de participer à une sortie en mer pour faire une démonstration de prélèvement d’échantillons de microplastiques et d’observation du contenu sur le voilier de l’association, équipé de matériel scientifique. L’excursion permet de voir et de comprendre le procédé d’échantillonnage, d’analyse des microplastiques et de cartographie des données. Cette activité montre la réalité derrière les chiffres et comment ceux-ci sont obtenus. Les participant.e.s verront des microplastiques « réels » prélevés par leurs propres soins dans leur propre environnement.

Les départs se font tous les jours à 8h00, 11h00, 14h00, 17h00 (sous réserve de conditions météorologiques favorables). Durée : 2h. Point de RDV : le Mucem. Inscription obligatoire, en ligne ou au Parc Chanot, dans la limite des places disponibles. Il est possible de visiter le bateau à quai entre deux sorties.

Baptême du bateau Oceaneye

Samedi 4 septembre à 18h, à son emplacement au Mucem, l’association aura le plaisir de baptiser son nouveau voilier en présence de son parrain François Galgani, océanographe à l’Ifremer mondialement réputé. Parmi ses activités, Oceaneye fournit ses données de collecte, analyse et cartographie de microplastiques à la Commission Européenne par l’intermédiaire de l’Ifremer.

Pascal Hagmann, fondateur et directeur d’Oceaneye : « C’était une évidence pour Oceaneye de proposer à François Galgani de baptiser notre voilier et d’en être le parrain. Il a été un déclencheur lors de la création de l’association, et il est depuis 10 ans un moteur incroyable dans nos activités. C’est une façon de le remercier, à notre échelle, pour son soutien à nos débuts et pour tout ce qu’il a réalisé dans la lutte contre la pollution plastique, notamment pour avoir fait reconnaitre cette problématique auprès de la Commission Européenne via la Directive Cadre ‘Stratégie pour le Milieu Marin’ ».

François Galgani, océanographe à l’Ifremer : « Je suis heureux d’être associé à Oceaneye, l’une des toutes premières initiatives scientifiques et citoyennes sur la pollution plastique en Méditerranée. Elle est un acteur maintenant reconnu au niveau international, auprès des instances européennes et auprès d’initiatives globales comme le G20 ».

Pascal Hagmann et François Galgani seront disponibles pour des interviews aux journalistes qui le souhaitent. La manifestation est en accès libre.


Présentation au Pavillon UICN Océan et Îles

Mardi 7 septembre, de 9h30 à 10h30 au stand UICN Océan et Îles (O02, zone « Océans » du hall principal du Parc Chanot), Pascal Hagmann, fondateur et directeur d’Oceaneye, présentera « A cost-effective approach to marine microplastic monitoring », soit l’approche économique du contrôle et de la mesure de la pollution microplastique des océans. Il y sera question de l’importance capitale de l’apport de données de terrain, comment celles-ci sont produites – notamment par les sciences participatives – et utilisées dans la prise de décision politique.

La présentation se déroulera en anglais et sera retransmise en vidéo depuis les pages de nos réseaux sociaux. Il sera possible de poser des questions en ligne. Accès physique au Pavillon à toute personne en possession d’un billet d’entrée.


Stand d’information Oceaneye

Du 4 au 8 septembre, les visiteurs en possession d’un billet d’entrée sont les bienvenus au stand Oceaneye pour découvrir nos activités, en apprendre plus sur la problématique de la pollution en microplastique marine, et découvrir des échantillons au microscope. Le stand (L17) se trouve dans la zone « Landscape / Paysage » du hall principal du Parc Chanot.

Grand départ de l’expédition d’automne

Vendredi 10 septembre, le voilier Oceaneye « Daisy » larguera ses amarres de la cité phocéenne pour une expédition scientifique de quatre semaines en Méditerranée, en trois étapes de 8 à 10 jours, avec escales en Sardaigne et Sicile. Le but est de collecter des échantillons de microplastiques en Méditerranée centrale pour alimenter notre base de données et étoffer notre carte de la pollution plastique, mais pas seulement : il s’agit aussi d’une aventure humaine.

Le grand public est bienvenu à bord, contre une somme forfaitaire et l’adhésion à l’association.

Il reste quelques places ! Toutes les informations (dates, escales, tarif, programme, inscription) se trouvent sur https://www.oceaneye.ch/oceaneye-repart-en-expedition-en-septembre-2021/.

Oceaneye repart en expédition en septembre 2021 : rejoignez-nous à bord !

A l’occasion des 10 ans d’existence de l’association, Oceaneye reprend ses expéditions scientifiques en mer, à bord desquelles le public est invité à embarquer. Les expéditions ont pour but de cartographier la pollution en microplastiques de la mer Méditerranée centrale, une zone fortement polluée en plastique où pourtant peu de données sont actuellement disponibles.

Au départ et à l’arrivée de Marseille, du 9 septembre au 5 octobre 2021, le voilier Oceaneye naviguera dans le golfe du Lion, en mer Tyrrhénienne et mer Ionienne, en passant par la Sardaigne et la Sicile, à raison de trois étapes de 8 à 10 jours chacune. Le voilier est un Grand Soleil 39 de 12m et peut accueillir 5 personnes (hors skipper) sur chacune des étapes contre une somme forfaitaire de 100.- CHF/personne/jour TTC et l’adhésion à l’association d’un montant de 50 CHF. Peut-être vous ?

Au programme : prises d’échantillons marins de microplastiques (une quarantaine prévue au total), navigation, quarts (y compris de nuit), escales, baignades, observation des étoiles lors des quarts de nuit, observation de cétacés s’ils croisent notre route, etc…

Le calendrier des étapes est prévu comme suit :

Etape 1 :

Etape 2 :

Etape 3 :

DépartMarseille,

le 9 septembre 2021

Cagliari (Sardaigne),

le 17 septembre 2021

Palerme (Sicile),

le 27 septembre 2021

ArrivéeCagliari (Sardaigne),

le 17 septembre 2021

Palerme (Sicile),

le 27 septembre 2021

Marseille,

le 5 octobre 2021

Escales probablesL’ouest de la Corse et de la SardaigneLe sud de la Sicile et l’est de la Sicile, îles LipariEst de la Sardaigne, ouest de la Corse
Durée8 jours10 jours8 jours
Distance410 nm610 nm510 nm
Durée en mer3.5 jours5 jours4 jours
Tarif800.- CHF/pers.1’000.- CHF/pers.800.- CHF/pers.
VoilierGrand Soleil 39Grand Soleil 39Grand Soleil 39
SkipperPascal HagmannPascal HagmannPascal Hagmann

 

Aucune expérience de navigation particulière n’est requise ; une bonne capacité à vivre en groupe dans un espace réduit est néanmoins nécessaire. Il est également attendu de la part des membres d’équipage qu’ils contribuent à diverses tâches à bord comme la navigation (sous le regard bienveillant du skipper), à la veille, aux courses et aux repas.

Plus que de la simple navigation, c’est une expérience humaine inédite que nous vous proposons ! Venez la vivre tout en devenant acteur de l’étude de la pollution en microplastiques des océans !

Intéressé.e.s à embarquer ? Nous vous invitons à lire attentivement les documents ci-dessous qui détaillent le programme, et à nous contacter pour toute question ou renseignement complémentaire :

pascal.hagmann@oceaneye.ch

+41 78 637 16 73

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Flyer expédition Oceaneye 2021
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Explications détaillées expédition Oceaneye 2021
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Formulaire de candidature expédition Oceaneye 2021
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Conditions générales expédition Oceaneye 2021

« Le saviez-vous ? » : la nouvelle rubrique d’Oceaneye pour mieux comprendre le plastique

Oceaneye poursuit sa mission d’information et de sensibilisation du public en lançant une nouvelle rubrique sur ses réseaux sociaux.

Le monde « fantastique » du plastique et ses nombreux matériaux membres aux acronymes barbares et rébarbatifs nous entourent au quotidien, les chiffres vertigineux nous inondent, mais sont souvent bien complexes à comprendre. PLA, PE, PVC, PET, PP… : plaît-il ? Et c’est bien normal : nous ne sommes pas tou.te.s des chimistes né.e.s ni ne sommes au fait de tous les enjeux liés à ces matériaux. L’envie est grande de ne pas aller lire certains articles en profondeur, même si leurs contenus sont instructifs.

A partir d’aujourd’hui et à l’occasion de la Journée mondiale des océans, Oceaneye vous propose « Le saviez-vous ? », une rubrique au format synthétique pour aborder le plastique sous différents angles – économique, géographique, sérieux, ludique, et même provocateur – mais toujours scientifique et appuyée par des chiffres et des références.

Oceaneye postera régulièrement sur ses réseaux sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn) une information-clé digeste sous forme de quiz sur un fait ou chiffre méconnu relatif au plastique et/ou aux microplastiques. La réponse sera postée sur le même canal le lendemain, sur laquelle chacun est invité à rebondir, débattre, s’interroger.

Car pour être acteur dans le traitement du problème, il faut avant tout le comprendre.

Rendez-vous sur nos réseaux pour la première édition !

 

 

De nouveaux moussaillons sur le navire Oceaneye

De nombreux nouveaux défis attendant Oceaneye ces prochaines années, l’association a renforcé son équipage l’automne dernier afin de saisir tous les vents favorables et naviguer sereinement dans les eaux foisonnantes de l’analyse d’échantillons et de la communication. En effet, le nombre croissant de voiliers partenaires apporte – pour notre plus grand plaisir – son lot d’échantillons toujours plus nombreux, et les besoins en information et sensibilisation y relatifs, également auprès des autres partenaires et du grand public, sont grandissants. L’association a pour vocation, entre autres, de faire connaître la problématique de la pollution plastique des eaux et les enjeux associés, ainsi que son travail, au plus grand nombre.

Oceaneye a ainsi le plaisir de vous présenter aujourd’hui ledit nouvel équipage. Hissez les voiles !

Laurianne Trimoulla, anciennement bénévole et qui avait mené des actions médiatiques pour Oceaneye, dont la campagne d’information sur la pollution du Léman en 2019 et 2020, a été nommée Responsable Communication. A sa grande joie : « Passionnée de plongée sous-marine que je pratique depuis plus de dix ans et très sensible aux questions environnementales, je m’étais promise de mettre un jour mon métier au service d’une cause qui m’est chère. J’aime l’esprit d’Oceaneye et c’est un immense plaisir d’en faire partie ».

Laurent Cecere a très généreusement contribué à l’analyse des échantillons ces deux dernières années et a été nommé Assistant Technique du laboratoire. Il aime le côté concret de ce métier, qu’il replace dans son quotidien : « Même en faisant attention à trier mes déchets, je ne me rendais pas compte que les plastiques pouvaient finir dans les océans. C’est en analysant les échantillons que j’ai fait le lien et réalisé qu’il fallait faire bouger les choses ».

Gaël Potter, anciennement Responsable Scientifique et ayant obtenu un poste d’enseignement fixe, s’est vu contraint de réduire son taux de travail. Il reste cependant très proche d’Oceaneye, puisqu’il contribuera – plus ponctuellement – aux activités de l’association dans le cadre d’actions de sensibilisation auprès des écoles et comme conseiller, grâce à son regard toujours critique et acéré.

Oceaneye souhaite par ailleurs souligner tout le travail effectué par les stagiaires et civilistes qui ont notamment fait leurs armes en analyse d’échantillons au sein de l’association ces dernières années, et les remercie chaleureusement pour leur implication : Naomi Sattar, Nora Szijarto, Eloise Singer, Laurent Cercere, Virginie Wyss, Mariapaola Amborosone, Loic Ory et Zoran Kaufmann. L’association accueille régulièrement de nouveaux stagiaires.

Pascal Hagmann reste capitaine aux commandes du navire et s’occupe prioritairement des projets de sciences participatives, de sensibilisation, de l’administration et de la recherche de fonds. « A sa création, j’ai investi ma passion et considérablement d’énergie dans Oceaneye et ma surprise a été immense : tant de personnes – d’abord mes amis puis des bénévoles, des membres, des donateurs et des partenaires – partageaient ce questionnement sur le plastique et se sont investis dans ce projet. Oceaneye existe grâce à eux et leur confiance est devenu un véritable moteur qui nous fait exister depuis plus de dix ans ! », s’enthousiasme-t-il en regardant dans le rétroviseur.

Nous voilà fin prêts pour les aventures qui nous attendent !

Bon vent à toutes et à tous !

 

(Crédit photos : Arnaud Conne)

Accueillez l’exposition temporaire d’Oceaneye « Plastique Léman » dans votre structure !

Et si vous sensibilisiez votre public à la problématique des déchets plastiques en accueillant une exposition temporaire ?

Depuis dix ans qu’elle étudie la pollution en microplastiques des océans et du lac Léman, Oceaneye a collecté et analysé de nombreuses données et produit des informations qui ont permis de mesurer l’ampleur du phénomène, ce dont le grand public n’a pas nécessairement connaissance. L’association y a ainsi vu une opportunité de sensibilisation, et a rassemblé ces éléments dans deux expositions à vocation pédagogique, accessibles dès 12 ans : « Un plastique à la mer » et « Plastique Léman ». Cette dernière vient tout juste d’être finalisée : elle est maintenant disponible pour les écoles, les musées, les associations, les entreprises, et toute autre institution qui souhaiterait l’accueillir.

Crédit photo : Arnaud Conne

Cartographiés, dessinés, schématisés, photographiés, détaillés, les éléments expliquent les origines de la pollution plastique et proposent des solutions, avec des mots simples et précis. Les expositions sont mobiles et se présentent sous la forme de panneaux, faciles à monter et démonter. Selon les besoins et les souhaits, les expositions peuvent être agrémentées d’objets divers, d’échantillons de microplastiques à découvrir au microscope, ou d’éléments décoratifs.

Crédit photo : Arnaud Conne

En circulation depuis 2016, l’exposition « Un plastique à la mer » a déjà été présentée dans de nombreux établissements scolaires des cantons de Genève et de Vaud, mais aussi dans des musées (Musée d’Histoire des Sciences, Genève) ou des entreprises (SC Johnson, Genève), qui ont montré un vif intérêt. Ainsi, ce sont plusieurs milliers de personnes qui ont été informées de la problématique de la pollution plastique grâce à cette exposition.

L’exposition « Plastique Léman » prend le même chemin avec un angle plus local et donc plus proche du quotidien des habitants du bassin Lémanique, ce qui permettra d’avoir un impact encore plus important.

Pourquoi pas votre entreprise, école ou établissement ? La durée des expositions est modulable et peut également se combiner avec l’organisation de l’atelier pratique « Un plastique à la loupe » pour les écoles, ou d’une conférence.

Pour tout renseignement, nous vous invitons à nous contacter sur info@oceaneye.ch.

Glacialis, l’expédition tous azimuts, rejoint les voiliers volontaires d’Oceaneye

Oceaneye a le plaisir d’annoncer que l’Expédition Glacialis rejoint son réseau de voiliers volontaires. Ce projet dont le nom et l’itinéraire sont inspirés de la baleine franche de l’Atlantique nord Eubalaena glacialis se déroulera, de mai à septembre 2021, des Açores jusqu’à Terre-Neuve via la mer du Labrador et la baie de Baffin (Canada).

En naviguant sur une route rarement empruntée par nos navires bénévoles, l’Expédition Glacialis récoltera de précieux échantillons de méso- et microplastiques de surface pour contribuer à la cartographie de la pollution des eaux. Cette zone du globe reste en effet peu étudiée et ces prélèvements permettront ainsi d’étoffer notre banque de données et celle de nos partenaires scientifiques.

L’Expédition Glacialis s’est concrétisée grâce à la pugnacité de Virginie Wyss, responsable de ce projet et ancienne stagiaire chez Oceaneye, du skipper et photographe professionnel Arnaud Conne, et de l’équipe scientifique pluridisciplinaire qui les accompagne.

Cette expédition a de multiples objectifs : l’étude et l’inventaire des mammifères marins et l’observation des oiseaux, notamment par surveillance vidéo depuis un drone, l’acoustique et l’imagerie thermique, l’étude des planctons, et enfin, bien évidemment la collecte d’échantillons de polluants plastiques. Les aventures de l’Expédition Glacialis pourront être suivies régulièrement sur les réseaux sociaux sous leurs comptes @expeditionglacialis, dans un but de sensibilisation du public à la protection marine, mais aussi pour partager les beautés de cet univers.

Pascal Hagmann est enchanté de soutenir l’Expédition Glacialis et de voir le parcours effectué par Virginie Wyss depuis son passage par le laboratoire d’Oceaneye. « Notre collaboration avec Glacialis est une jolie histoire, totalement imprévue. Virginie avait fait un stage chez nous en 2018-2019, tandis qu’Arnaud nous avait très généreusement fait de belles photos de microplastiques. Après les avoir mis en contact bien malgré nous, nous les retrouvons deux années plus tard avec une expédition prête à partir sur un parcours original. Nous ne voulions pas manquer cette occasion de collaborer, autant pour l’intérêt que représente les échantillons qu’ils vont collecter que pour continuer à écrire une jolie histoire entre gens passionnés par la mer. »

Virginie Wyss, quant à elle, compte les jours qui la séparent du départ et pense à toutes les aventures qui seront sur leur route. « Nous avons vraiment hâte de partager notre aventure avec la communauté d’Oceaneye et tous les passionnés de la mer. On espère que cette aventure tant humaine que scientifique permettra de mieux comprendre les changements en Arctique et apportera des données utiles pour comprendre comment les écosystèmes réagissent face aux changements climatiques. Cette collaboration et ce projet sont un rêve devenu réalité et nous sommes très reconnaissants à la vie et à tous les synchronismes pour le chemin parcouru ! On se réjouit de vous emmener en Arctique avec nous ! »

 

Oceaneye et KYMA sea conservation & research annoncent leur nouveau partenariat

Au 1er janvier l’on a coutume de célébrer la nouvelle année et de se souhaiter mutuellement tous nos vœux de succès pour les projets à venir. En ce début d’année 2021, Oceaneye célèbre son partenariat avec l’organisation scientifique à but non lucratif KYMA sea conservation & research, basée à Zurich.

KYMA sea conservation & research est composée d’une équipe engagée dans la protection marine sous la forme de nombreux projets. Active dans la recherche scientifique et la sensibilisation auprès du grand public (sur des thématiques comme la pêche durable), elle permet également à tout un chacun d’embarquer sur leurs expéditions d’observation d’espèces pélagiques – dauphins, baleines, tortues de mer – en mer Ionienne et Tyrrhénienne. L’organisation offre également une plateforme où les visiteurs du site web peuvent suggérer leurs idées pour une mise en action sur le terrain selon leur faisabilité.

Outre et en parallèle à ses activités habituelles, sa mission sera ainsi de récolter des échantillons pour Oceaneye lors de ses navigations en mer Méditerranée, permettant ainsi de toujours plus affiner les données existantes sur la pollution plastique de surface de cette région, et d’alimenter une banque d’échantillons malheureusement toujours plus fournis en divers types de plastiques.

Les navires de KYMA sea conservation & research rejoignent ainsi une flotte de 6 bateaux déjà bénévoles pour Oceaneye en 2020.

Crédit photo : Robert Wittmer

Silvia Frey, Directrice de KYMA sea conservation & research : « Je suis très heureuse que nous collaborions étroitement avec Oceaneye à partir d’aujourd’hui. Nos échantillons de microplastiques provenant de notre zone de recherche seront analysés par leurs soins et leurs résultats partagés avec les institutions décisionnaires.  En unissant nos forces, nous améliorerons considérablement nos connaissances sur la pollution plastique en Méditerranée en contribuant à sa cartographie. Je connais Oceaneye depuis sa fondation et je suis profondément impressionnée par leurs activités et les résultats obtenus. Je suis reconnaissante de cette coopération scientifique et je suis convaincue qu’elle nous enrichira mutuellement ».

Pascal Hagmann, Directeur d’Oceaneye, se réjouit également de ce nouveau partenariat : « Un grand merci à Kyma pour leur participation ! Grâce à cette nouvelle collaboration, nous allons pouvoir compléter nos données en Méditerranée centrale et aussi contribuer à la sensibilisation du public en Suisse alémanique. Nous avons souvent croisé Silvia Frey lors de différents événements de lutte contre la pollution plastique. Nous avons très vite senti que nous avions un but et une sensibilité commune. Ce partenariat s’est donc mis en place très naturellement et nous sommes très heureux de pouvoir fédérer nos forces. »

Tous nos vœux de succès pour 2021, et également à vous aussi, chers amis et chères amies du monde marin et soutiens de la cause environnementale. Puisse cette année être sans vagues.

 

Deux nouveaux conseillers scientifiques s’engagent pour Oceaneye

Sept conseillers scientifiques apportaient déjà leur précieux soutien à Oceaneye, certains même depuis les tout premiers débuts de l’association. Depuis ce jour, elle a l’immense plaisir de bénéficier des conseils de deux nouveaux experts dans leur domaine : le Dr. Didier Perret, chercheur et co-directeur du Chimiscope, et le Dr. Florian Breider, directeur du Laboratoire central environnemental de l’EPFL.

L’objectif de ces collaborations est principalement de travailler sur les questions de contrôle qualité des échantillons. En effet, grâce au soutien de ces deux laboratoires, Oceaneye aura la possibilité d’effectuer de la spectrométrie FTIR (pour Fourier Transform InfraRed). Vous avez peut-être entendu le terme « spectromètre » si vous êtes un adepte des séries de criminologie scientifique comme « Les Experts » – mais les corps décomposés sont ici du plastique. Derrière cette dénomination peu usuelle se trouve une méthode d’identification des matériaux présents dans des échantillons. La « famille » plastique comprend différents polymères, chacun ayant une signature infrarouge qui lui est propre, un peu comme son ADN. Cette technologie FTIR permet en outre d’identifier et de quantifier la présence de faux positifs dans les prélèvements, c’est-à-dire des éléments initialement identifiés comme étant du plastique (ou un plastique donné) mais qui sont en réalité autre chose. Ce faisant, cet appareil permet de proposer un indicateur de qualité des données produites par Oceaneye. Cette information est souvent demandée par les utilisateurs tels que la communauté scientifique et sera prochainement un prérequis pour pouvoir fournir des données aux organisations internationales et aux institutions telles que le G20.

Les explications de Pascal Hagmann : « Notre objectif est principalement de renforcer notre expertise et notre crédibilité dans le domaine de la quantification de pollution plastique de surface, mais pas seulement. En tant que directeur du Chimiscope, Didier Perret dispose également d’une grande expérience en sensibilisation auprès du jeune public car de nombreux ateliers ludiques s’y déroulent. Nous nous réjouissons de pouvoir bénéficier de ses conseils et, qui sait, développer des synergies dans ce domaine. Florian Breider travaille activement sur la pollution des eaux par les microplastiques – notamment dans le Léman, selon des approches complémentaires à nos travaux. Nos discussions avec ces deux experts permettent de constamment stimuler les projets d’Oceaneye et de mieux faire le lien entre nos activités dans l’environnement marin et les problématiques en eau douce. »

 

Oceaneye contribue au rapport de l’UICN concernant la pollution plastique en mer Méditerranée

Fut une époque, les amphores contenant du vin et d’autres denrées étaient légion en mer Méditerranée, vestiges des civilisations et des siècles passés. Les bouteilles en plastique les ont remplacées et sont devenues les témoins de notre époque moderne, parmi d’autres « vestiges » qui ont, hélas, une longévité comparable aux antiques premiers. « Homo plasticus » est passé par là ; il était crucial de connaître l’étendue de ses dégâts par des données scientifiques.

Ainsi, lundi 26 octobre 2020, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a publié le rapport « The Mediterranean: Mare plasticum » rédigé par Julien Boucher et Guillaume Billard, membres de l’organisation Shaping-EA. Oceaneye y a contribué en fournissant ses données de pollution plastique de surface. Pascal Hagmann, Directeur de l’association, a également été impliqué en qualité d’expert pour réviser le rapport. Par ailleurs, Oceaneye connaît bien cette région pour avoir analysé 132 échantillons provenant essentiellement de sa partie occidentale.

Le rapport aborde trois sujets : l’état de la pollution de la mer Méditerranée par les déchets plastiques, les sources principales de cette pollution et les actions clés à entreprendre pour endiguer ce fléau.

Pascal Hagmann tient à souligner le travail de fourmi et à la fois titanesque accompli par Shaping-EA, armé d’une détermination sans faille. « Nous avons été très enthousiastes lors des discussions passionnantes et engagées que nous avons eues avec Julien et Guillaume, notamment concernant l’évaluation des stocks de plastique en mer Méditerranée. C’est un exercice difficile car il manque des données pour de nombreux gisements. Je pense que nos données ont permis de clarifier clairement cette question pour le compartiment de surface.

 Nous tenons à remercier et féliciter Julien et Guillaume pour leur incroyable travail et pour nous avoir donnés la possibilité de participer à ce projet. Ils ont effectué un travail de fond très conséquent en agrégeant toutes les données et publications traitant de ce sujet. Ceci leur a permis de tirer les conclusions essentielles concernant l’état de cette pollution dans le joyau méditerranéen et des enjeux associés, notamment en terme de gestion et de traitement des déchets. Nous espérons que ce rapport destiné aux décideurs aura un impact conséquent et que nous aurons dans l’avenir d’autres opportunités de collaborer. »

 Le rapport est en libre accès ici (uniquement en anglais) : https://portals.iucn.org/library/node/49124.

Nous vous en souhaitons une bonne lecture.

 

Figure récapitulative du rapport : gisement de plastique en mer Méditerranée et flux de plastique annuels entrant.
Copyright : UICN

Le rapport d’activités 2019 est en ligne

2019 fut une année particulièrement remplie pour Oceaneye, et rarement les activités et résultats de l’association ne furent autant mis en lumière.

En effet, les résultats des analyses de la pollution plastique de surface du Lac Léman y ont jeté plus qu’un pavé et ont fait des vagues médiatiques considérables.

Oceaneye a également sensibilisé un grand nombre d’élèves de Suisse Romande grâce à l’exposition itinérante présente dans plusieurs établissements.

Cette année-là fut aussi la dernière de l’Ocean Mapping Expedition, complétée par notre voilier partenaire Fleur de Passion, lequel a récolté pour nous de précieux échantillons dans son sillage.

Nous vous souhaitons bonne lecture du rapport, disponible ici, et vous remercions chaleureusement pour votre soutien.

thumbnail of Oceaneye_Rapport d’activités 2019