01.02.2016

Oceaneye avec l'association Rêve-sur-Mer en Méditerrannée

Rêve-sur-Mer (association Jean-Paul Baechler) organise chaque année un incroyable camp de voile de deux semaines pour des adolescents. Ce camp se déroulait cette année (2015) en Côte-d'Azur.  Une chance incroyable pour Oceaneye! Notre but était double: récolter des échantillons et sensibiliser des dizaines de jeunes. Du coup, Oceaneye a envoyé Julien Pesse, un de ses fidèle membre pour donner un coup de main sur le terrain.

Thierry Chauvin, secrétaire de Rêve-sur-Mer, raconte:

"La première semaine, nous avons pu sensibiliser une quarantaine d'élèves,répartis sur 5 bateaux, et faire un prélèvement d'échantillons avec eux.
La deuxième semaine, également 5 prises d'échantillons, mais j'ai pu sensibiliser tous les élèves de ce camp (58 élèves sur 8 bateaux), en profitant d'un jour où la flotte était bloquée au port par la météo.
Un intérêt manifeste et une grande curiosité de la part des élèves, plusieurs faisant le lien avec des cours de leur programme."

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Je vous laisse lire et apprécier les impressions de Julien Pesse, membre d'Oceaneye et présent lors de cette croisière:

Samedi 17 octobre,

Le réveil sonne. Je me prépare. Les cars de l'association « Rêves sur mer » s'arrêteront sur une aire d'autoroute pour embarquer trois personnes, deux co-skipers et moi-même. Chaque année, Rêves sur mer emmène des adolescents naviguer aux côtés d'enseignants de leurs établissements respectifs et des organisateurs du camp. Invité par l'association, je suis l'envoyé d'Oceaneye chargé d'effectuer des prélèvements grâce au Manta Trawl. J'en profiterai pour intervenir auprès des participants du camp afin de les sensibiliser à la problématique des déchets plastiques sur les mers et océans du globe.

Nous arrivons à Toulon et je me rends véritablement compte de l'ampleur du projet. Des ados aux accompagnants en passant par les organisateurs, le groupe oscille autour des cent individus, peu de place donc pour l'improvisation.

Bientôt la voix déterminée et entraînante de Dominique Baecheler (le cofondateur de l'association RSM) s'impose comme le clairon d'une aventure qui s'annonce sous les meilleurs hospices. Le ballet des skippers et de leurs équipages peut commencer, il faut remplir la cambuse et prendre en main les navires, un cinquante pieds ça se contrôle avant d'appareiller. Et puis voilà la première soirée, les inconnus font connaissances et les premières histoires de marins viennent émoustiller les futures rêves de chacun.

Un peu impressionné au premier abord, je me sens vite à mon aise dans cette petite tribu aux accents prononcés. On y trouve des Fribourgeois, bien sûr, Suisses alémaniques et romands, des Vaudois et votre serviteur de Genève. Equilibre dont la stabilité pourrait être interrogée par la vindicte populaire mais dont la solidité prouvera que la réalité des braves est bien plus homogène que ses détracteurs veulent bien l'imaginer. La mer rapproche car elle demande la solidarité. Plus encore, la majorité du groupe travaille depuis près d'un an pour préparer cette semaine en mer. Cela se sent et cette unité fait plaisir tant elle diffère avec l'individualisme régnant en grand maître d'un monde qui peine à se réinventer.

La suite se résume dans l'écoulement de jours merveilleux qui ont vu s'enchaîner de belles navigations, des prises de données effectuées dans d'excellentes conditions et des débats avec les jeunes participants sur l'importance des Océans et de leur préservation pour le respect de la vie en général et de celle des humains en particulier.

Nul ne devrait assurer qu'un discours peut tout changer comme un tour de magie mais tous devraient comprendre qu'une graine plantée dans l'esprit d'un jeune est un potentiel arbre millénaire aux branchages infinis.

Merci alors aux organisateurs de Rêve-sur-mer d'avoir permis a Oceaneye d'entretenir l'espoir de voir un jour des générations s'élever contre la destruction de leur mère, la Terre.