Deux nouveaux conseillers scientifiques s’engagent pour Oceaneye

Sept conseillers scientifiques apportaient déjà leur précieux soutien à Oceaneye, certains même depuis les tout premiers débuts de l’association. Depuis ce jour, elle a l’immense plaisir de bénéficier des conseils de deux nouveaux experts dans leur domaine : le Dr. Didier Perret, chercheur et co-directeur du Chimiscope, et le Dr. Florian Breider, directeur du Laboratoire central environnemental de l’EPFL.

L’objectif de ces collaborations est principalement de travailler sur les questions de contrôle qualité des échantillons. En effet, grâce au soutien de ces deux laboratoires, Oceaneye aura la possibilité d’effectuer de la spectrométrie FTIR (pour Fourier Transform InfraRed). Vous avez peut-être entendu le terme « spectromètre » si vous êtes un adepte des séries de criminologie scientifique comme « Les Experts » – mais les corps décomposés sont ici du plastique. Derrière cette dénomination peu usuelle se trouve une méthode d’identification des matériaux présents dans des échantillons. La « famille » plastique comprend différents polymères, chacun ayant une signature infrarouge qui lui est propre, un peu comme son ADN. Cette technologie FTIR permet en outre d’identifier et de quantifier la présence de faux positifs dans les prélèvements, c’est-à-dire des éléments initialement identifiés comme étant du plastique (ou un plastique donné) mais qui sont en réalité autre chose. Ce faisant, cet appareil permet de proposer un indicateur de qualité des données produites par Oceaneye. Cette information est souvent demandée par les utilisateurs tels que la communauté scientifique et sera prochainement un prérequis pour pouvoir fournir des données aux organisations internationales et aux institutions telles que le G20.

Les explications de Pascal Hagmann : « Notre objectif est principalement de renforcer notre expertise et notre crédibilité dans le domaine de la quantification de pollution plastique de surface, mais pas seulement. En tant que directeur du Chimiscope, Didier Perret dispose également d’une grande expérience en sensibilisation auprès du jeune public car de nombreux ateliers ludiques s’y déroulent. Nous nous réjouissons de pouvoir bénéficier de ses conseils et, qui sait, développer des synergies dans ce domaine. Florian Breider travaille activement sur la pollution des eaux par les microplastiques – notamment dans le Léman, selon des approches complémentaires à nos travaux. Nos discussions avec ces deux experts permettent de constamment stimuler les projets d’Oceaneye et de mieux faire le lien entre nos activités dans l’environnement marin et les problématiques en eau douce. »